Technique · Genou

Prothèse de genou
assistée par robot VELYS™

La chirurgie robotisée du genou, pratiquée systématiquement à la Clinique du Parc de Castelnau-le-Lez pour l’ensemble des prothèses totales de genou que je pose.

Une conviction technique

La chirurgie orthopédique du genou bénéficie depuis plusieurs années d’une avancée technologique majeure : l’assistance robotisée. À la Clinique du Parc de Castelnau-le-Lez, j’ai fait le choix d’utiliser le robot chirurgical VELYS™ pour la totalité des prothèses totales de genou que je pose.

Ce choix n’est pas dicté par l’effet de nouveauté. Il repose sur une conviction technique et clinique : la précision d’exécution, quand elle est reproductible à chaque intervention, se traduit par des bénéfices concrets pour le patient.

Robot chirurgical VELYS™ complet avec ses deux écrans de planification et son bras robotisé
Le système VELYS™ complet : à gauche, la console de planification chirurgicale ; à droite, le bras robotisé motorisé qui exécute les coupes osseuses sous contrôle direct du chirurgien. © DePuy Synthes — Johnson & Johnson
Bloc opératoire équipé pour une prothèse totale de genou assistée par robot
Bloc opératoire équipé pour une prothèse totale de genou assistée par robot
© William Moureaux

Qu’est-ce que la chirurgie robotisée du genou ?

La chirurgie robotisée du genou n’est ni une chirurgie « faite par un robot », ni une chirurgie sans chirurgien. C’est une chirurgie assistée : je planifie et je contrôle chaque étape, et un bras robotisé exécute les gestes techniques — notamment les coupes osseuses — avec une précision millimétrique et une reproductibilité que la main humaine ne peut égaler à elle seule.

Il convient de distinguer deux catégories technologiques souvent confondues :

  • La navigation chirurgicale : elle apporte au chirurgien des informations d’aide à la décision en temps réel, mais n’exécute aucun geste. C’est un GPS peropératoire, pas un pilote.
  • La chirurgie assistée par robot : un bras robotisé exécute physiquement les coupes osseuses, sous le contrôle direct du chirurgien. Le VELYS™ appartient à cette seconde catégorie.

Le robot VELYS™ : la technologie

Le VELYS™ est le robot chirurgical de DePuy Synthes (groupe Johnson & Johnson), l’un des principaux fabricants d’implants orthopédiques dans le monde. Il présente trois caractéristiques importantes :

  • Pas de scanner pré-opératoire : contrairement à certains systèmes concurrents qui exigent un scanner du genou plusieurs semaines avant l’intervention — avec les délais et l’irradiation que cela implique — le VELYS™ construit son plan opératoire en direct au bloc, à partir de repères anatomiques que je définis moi-même.
  • Un bras robotisé motorisé : il exécute les coupes osseuses au demi-millimètre près.
  • La prothèse ATTUNE® : le VELYS™ est utilisé avec la prothèse totale de genou ATTUNE®, reconnue pour ses performances cliniques et sa cinématique respectueuse de l’anatomie native du genou.
Détail du bras robotisé VELYS™ avec sa poignée de contrôle chirurgien
Le bras robotisé motorisé : je le guide manuellement, il exécute les coupes osseuses avec une précision au demi-millimètre selon le plan opératoire personnalisé. © DePuy Synthes — Johnson & Johnson
Au bloc opératoire lors d'une prothèse totale de genou assistée par robot VELYS™
Au bloc opératoire lors d’une prothèse totale de genou assistée par robot VELYS™
© William Moureaux

Pourquoi j’ai choisi de l’utiliser systématiquement

À la Clinique du Parc, toutes les prothèses totales de genou que je pose sont posées avec le robot VELYS™ — sans sélection préalable des patients. Ce choix systématique repose sur trois convictions :

1. La précision est un bénéfice reproductible

Un chirurgien même très entraîné a une marge d’erreur naturelle sur les coupes osseuses : quelques degrés d’inclinaison, quelques millimètres d’épaisseur. Ce n’est pas un défaut personnel, c’est une limite physiologique. Avec le robot, cette marge d’erreur est réduite dans un ordre de grandeur significatif. Cette précision se traduit par une meilleure adaptation de la prothèse à l’anatomie de chaque patient.

2. L’équilibre ligamentaire est mieux maîtrisé

Le VELYS™ mesure en peropératoire les tensions des ligaments du genou. Cela permet d’ajuster finement le positionnement de la prothèse pour restaurer un équilibre proche de l’articulation d’origine — un déterminant majeur de la sensation « de genou naturel » après l’intervention.

3. La reproductibilité est un gage de qualité

Que vous soyez le premier patient d’un jeudi matin ou le dernier d’un vendredi soir, la précision d’exécution est identique. Il n’y a pas d’« usure » du chirurgien qui se traduirait par une variabilité des résultats en fonction du moment de l’intervention.

Utiliser systématiquement le robot n’est pas un dogme technique : c’est une décision qui vise à standardiser au plus haut niveau la précision de mon geste, sans dépendre des conditions du jour ni de la complexité anatomique du dossier.
Validation per-opératoire des repères anatomiques sur la console VELYS™
Validation per-opératoire des repères anatomiques sur la console VELYS™
© William Moureaux

Les bénéfices attendus pour vous

Les études cliniques publiées sur la chirurgie robotisée du genou depuis la fin des années 2010 documentent plusieurs bénéfices pour les patients, avec un niveau de preuve variable selon les critères :

Une récupération plus rapide

Plusieurs études cliniques rapportent une reprise de la marche plus précoce, une hospitalisation plus courte et une reprise des activités quotidiennes accélérée par rapport à une chirurgie conventionnelle. En pratique, mes patients récupèrent la marche autonome dès le premier ou le deuxième jour post-opératoire dans la grande majorité des cas.

Moins de douleur post-opératoire

La précision des coupes osseuses et la préservation des tissus environnants tendent à réduire l’inflammation locale. Les besoins en antalgiques dans les premiers jours sont souvent inférieurs à ceux observés après une chirurgie conventionnelle.

Une meilleure satisfaction à distance

Le taux de patients « très satisfaits » à un an est plus élevé après chirurgie robotisée dans plusieurs études publiées. Cette satisfaction s’explique en partie par une meilleure sensation de « genou naturel », liée au respect de l’équilibre ligamentaire personnel.

La longévité de la prothèse : ce qui est acquis, ce qui ne l’est pas encore

Il faut ici être direct : à ce jour, les études à 15 ou 20 ans sur les prothèses posées avec robot n’existent pas — la technologie est trop récente pour cela. On peut légitimement espérer un meilleur maintien dans le temps grâce à un positionnement plus précis, mais ce bénéfice n’est pas encore démontré. Les études à 5 ans disponibles vont dans le bon sens.

La chirurgie robotisée n’est pas une baguette magique. Elle améliore la précision d’exécution — cela est démontré — et cette précision se traduit par des bénéfices cliniques observables à court et moyen terme. Sur le long terme, les preuves sont en construction, et l’honnêteté oblige à le dire.
Positionnement per-opératoire d'un guide chirurgical assisté par le système VELYS™
Positionnement per-opératoire d’un guide chirurgical assisté par le système VELYS™
© William Moureaux

Ce que le robot ne change pas

Il est important de dire aussi clairement ce que la chirurgie robotisée n’apporte pas :

  • Ce n’est pas moi qui suis remplacé. Le robot ne prend aucune décision seul. C’est moi qui pose l’indication opératoire, choisis l’implant, planifie l’intervention, contrôle chaque étape peropératoire, réalise le balancement ligamentaire, et assure votre suivi post-opératoire.
  • Aucun outil ne garantit un résultat parfait. Votre résultat dépend aussi de votre anatomie, de votre état général, de votre engagement dans la rééducation, et d’autres facteurs sur lesquels aucune technologie n’a d’influence.
  • La récupération reste un travail personnel, qui repose sur votre engagement quotidien dans le protocole d’autorééducation que je vous prescris. La précision de la chirurgie ne dispense pas de ce travail.
Coupe fémorale à la scie sur bras-robot guidé
Coupe fémorale à la scie sur bras-robot guidé
© William Moureaux

Comment se déroule votre intervention

La décision d’opérer

La décision de vous opérer d’une prothèse totale de genou repose sur les trois critères que j’applique à toute chirurgie orthopédique majeure : le degré d’arthrose évalué sur vos radiographies, votre impotence fonctionnelle au quotidien, et votre état général. Aucun de ces critères pris isolément ne justifie une chirurgie.

Le bilan pré-opératoire

Standard : consultation d’anesthésie, bilan biologique, éventuel bilan cardiaque. La particularité du VELYS™ : pas de scanner pré-opératoire spécifique nécessaire, contrairement à certains autres robots. C’est un gain de temps et une exposition évitée aux rayons X.

Le jour de l’intervention

  • Anesthésie choisie en amont avec l’équipe d’anesthésie (locorégionale ou générale).
  • Installation au bloc opératoire selon le protocole PTG.
  • Je définis les points anatomiques de référence sur votre genou ; le robot construit à partir de ces points le plan opératoire adapté à votre anatomie.
  • Les coupes osseuses sont exécutées par le bras robotisé sous mon contrôle direct.
  • Je vérifie le balancement ligamentaire, j’ajuste si nécessaire, puis je pose la prothèse ATTUNE® avec ses composants adaptés à votre morphologie.
  • Durée opératoire : environ 60 à 90 minutes. C’est légèrement plus long qu’une PTG conventionnelle (10 à 20 minutes supplémentaires), en raison de l’installation du robot et de la planification peropératoire.

Les jours suivants

  • Première mobilisation le jour même, encadrée par l’équipe soignante de la clinique.
  • Marche avec deux cannes anglaises dans les jours suivants.
  • Hospitalisation : 2 à 4 jours selon votre profil et votre récupération.
  • Sortie avec votre protocole complet d’autorééducation, les ordonnances d’antalgiques, d’anticoagulants et de soins infirmiers.

Votre autorééducation dans les quatre premières semaines

Un protocole d’autorééducation structuré, sans passage par un kinésithérapeute pendant les quatre premières semaines

Après votre prothèse totale de genou posée par le robot VELYS™, je vous prescris un protocole d’autorééducation à réaliser chez vous pendant les quatre premières semaines post-opératoires. Vous ne verrez pas de kinésithérapeute durant cette période. Ce choix repose sur trois convictions cliniques.

Pourquoi ce choix

  • La précision du geste opératoire, permise par le robot, permet une récupération plus rapide et plus naturelle qu’une chirurgie conventionnelle : la préservation des tissus autorise une remise en mouvement précoce et progressive.
  • Un protocole d’exercices structurés, réalisés quotidiennement à votre rythme, obtient d’excellents résultats fonctionnels quand la chirurgie est précise et respectueuse des tissus. C’est aujourd’hui une approche validée dans plusieurs centres orthopédiques modernes.
  • Vous devenez acteur de votre récupération, ce qui améliore votre engagement et, in fine, votre résultat fonctionnel.

Ce que vous recevez à la sortie

  • Un livret détaillé d’exercices avec schémas explicatifs pour chaque phase de récupération.
  • Un calendrier progressif sur quatre semaines, jour par jour.
  • Des ressources vidéo pour vous accompagner dans la bonne réalisation des exercices.
  • Mes coordonnées pour toute question ou difficulté rencontrée pendant la période.

Ce que vous faites au quotidien

  • Trois à quatre séances d’exercices par jour, courtes mais régulières.
  • Mobilisation progressive du genou (flexion, extension), renforcement du quadriceps.
  • Marche progressive avec deux cannes anglaises les premières semaines, une seule ensuite.
  • Application de glace régulière pour maîtriser l’inflammation.

À quatre semaines : le point d’étape

Consultation de contrôle à quatre semaines pour évaluer ensemble votre récupération. Selon votre situation, la kinésithérapie encadrée peut être introduite à ce stade si nécessaire — mais elle n’est pas systématique. Beaucoup de patients poursuivent l’autorééducation avec succès jusqu’à la reprise complète des activités.

Autorééducation ne signifie pas être seul. Vous êtes accompagné à distance, avec un protocole précis, des ressources claires, et mon soutien direct en cas de doute ou de difficulté. C’est un changement de philosophie qui vous place au centre de votre récupération.

Pour qui ?

La quasi-totalité des patients éligibles à une prothèse totale de genou peuvent bénéficier de la chirurgie assistée par robot. Il n’y a pas de contre-indication liée à l’âge, au sexe, ou aux comorbidités habituelles.

Dans quelques situations particulières — grandes déformations osseuses, séquelles de fracture, reprise de prothèse — l’indication de l’assistance robotisée se discute au cas par cas, en fonction de la faisabilité technique. Nous en parlons en consultation.

Mon approche à Castelnau et à Lunel

Je pose des prothèses totales de genou sur deux sites, avec deux approches techniques différentes qui reflètent deux philosophies chirurgicales complémentaires :

  • À la Clinique du Parc (Castelnau-le-Lez) : chirurgie assistée par le robot VELYS™, avec la prothèse ATTUNE® — pour la précision et la reproductibilité de l’exécution.
  • À la Clinique Via Domitia (Lunel) : chirurgie par alignement cinématique pur avec l’implant GMK SpheriKA® de Medacta — pour respecter au plus près l’anatomie native du patient, sans instrumentation robotique.

Ce ne sont pas deux versions « avec ou sans robot » de la même intervention. Ce sont deux philosophies chirurgicales distinctes, entre lesquelles nous discutons en consultation en fonction de votre morphologie, de votre profil et de vos attentes. Aucune n’est intrinsèquement supérieure à l’autre : elles ont chacune leur cohérence propre et leurs indications préférentielles.

Questions fréquentes

Est-ce que le robot m’opère à votre place ?

Non. Le robot ne prend aucune décision seul. Il exécute avec précision les coupes osseuses que j’ai planifiées, sous mon contrôle direct. À chaque étape, je peux ajuster ou modifier le plan, arrêter le robot, ou reprendre la main manuellement.

Le VELYS™ garantit-il un meilleur résultat qu’une chirurgie conventionnelle ?

Il augmente la précision d’exécution, ce qui est démontré. Les études cliniques disponibles suggèrent une récupération plus rapide et une meilleure satisfaction à court et moyen terme. Sur le long terme, les résultats sont encore en évaluation. La robotique améliore la reproductibilité du geste, mais elle ne peut compenser une indication mal posée ou une rééducation insuffisante.

Pourquoi une autorééducation sans kinésithérapeute pendant quatre semaines ?

Parce que la précision du geste opératoire permise par le robot autorise une remise en mouvement précoce et progressive, avec un protocole d’exercices structurés que vous réalisez chez vous. Vous êtes acteur de votre récupération. Cette approche est validée dans plusieurs centres orthopédiques modernes et donne d’excellents résultats fonctionnels quand elle est bien suivie. À quatre semaines, nous faisons le point et introduisons la kinésithérapie si nécessaire — mais ce n’est pas systématique.

L’intervention est-elle plus longue ?

Oui, légèrement — comptez 10 à 20 minutes de plus qu’une PTG conventionnelle. C’est le temps d’installation du robot et de planification peropératoire. Ce temps supplémentaire n’a pas d’impact clinique défavorable démontré.

Est-ce que la chirurgie robotisée change le coût pour moi ?

Non. L’intervention est prise en charge par la Sécurité sociale dans les mêmes conditions qu’une PTG conventionnelle. Étant conventionné secteur 2, les compléments d’honoraires que je pratique sont ceux d’une prothèse de genou standard, transparents et communiqués avant l’intervention. Le surcoût de la technologie est absorbé par la clinique.

Puis-je choisir de ne pas être opéré avec le robot ?

À la Clinique du Parc, mon organisation opératoire est entièrement construite autour du VELYS™. Si vous préférez une chirurgie sans robot, nous pouvons discuter d’une intervention à la Clinique Via Domitia (Lunel), où je pose les prothèses selon l’alignement cinématique pur avec le SpheriKA®. C’est une autre approche technique, tout aussi rigoureuse.

Puis-je demander un deuxième avis ?

Absolument, et c’est même recommandé pour toute chirurgie prothétique. Le deuxième avis n’est jamais perçu comme une remise en question : c’est une démarche responsable. Je peux vous transmettre votre dossier complet pour faciliter cette démarche.

Monogramme Olivier Fontes

Prendre rendez-vous

Consultations à la Clinique du Parc (Castelnau-le-Lez) le lundi. Interventions le jeudi et le vendredi.